Que dire de moi en ce moment ?
Je souffre, j'aime, je rayonne, je ne dors pas, je passe mon temps à travailler pour espèrer avoir un avenir.
On dit souvent que les années fac sont les années les plus pénardes de toutes notre scolarité mais me concernant je trouve cela faux. Ceux qui prétendent ne rien faire à la fac sont soit des menteurs, soit voués à leur perte. Je vois d'ailleurs bien ce phénomène dans ma fac étant donné que la plupart des élèves qui suivent mon cursus sont prêts à y mettre fin, parce que visiblement c'était trop dur et fatiguant pour eux... S'ils veulent finir au crochet de la société, c'est leur problème.
Cela dit, j'aime ce que je fais et ce que je fais me fait souffrir ; je dois donc être à moitié sado-maso pour continuer dans cette voie là. J'aime les langues que j'apprends, j'aime le droit qui constitue ma mineur, je trouve les cours très intéressants et enrichissants. J'aime les cours, je n'aime pas forcément les profs et les autre étudiants. Par ailleurs, la charge de travail infligée est telle que je passe mon temps à travailler dans l'espoir de réussir mes partiels, je ne veux pas rater mon année. Je ne dors presque plus, je ne mange presque plus, je ne vis presque plus... Je survis.
Outre ces faits, je suis obligée de constater que la période du lycée me manque énormément bien que j'y ai rencontré des gens que je ne souhaite plus revoir. C'était la période des amis proches qu'on pouvait encore voir, des amis avec qui on aimait parler et surtout avec qui on avait le temps de parler. J'ai l'impression de n'avoir de vie sociale que lorsque je vois mon bien-aimé le weekend. Mes amis, ceux avec qui j'aimerais passer tant de temps... je n'ai plus de temps pour rien, tout comme ma guitare dont la housse prend la poussière a force de dormir près de son amphi...
C'est une des souffrances les plus insupportables que me fait endurer l'université.
Pour finir, j'ai tout de même ma source de joie, cet instant d'éternité qui s'écoule aussi vite qu'one larme naissant sur un visage attristé. Mon amour, mon homme, mon bien aimé, ma raison de perdurer, mon espoir, mon tout, mon âme soeur... Autant de noms pour une unique personne mais en même temps cette unique personne est tout pour moi, tout comme mes amis sont tout à mes yeux. Ne me demandez donc jamais de faire un choix entre mes amis et lu, je finirais déchirée par la souffrance de ne pouvoir choisir.
Pour en revenir à ce que je disais, nous ne pouvons pas nous voir souvent en ce moment ce qui est dur à supporter ; il travaille loin la semaine, ne revient que le weekend et moi, ayant cours jusqu'à 14h le samedi, notre moment de bonheur est assez écourté. C'est insupportable de devoir nous quitter à nouveau pour une semaine qui sera encore longue et pleine de périls.
Cela fait un peu plus de 3 mois que nous sommes ensemble mais je désire déja tellement vivre avec lui, le voir rentrer du boulot le soir tandis que moi je serais après réviser mes cours; préparer le diner ensemble (car nous aimons cuisiner tous les deux) puis manger ensemble et aller nous coucher en regardant un film , dormir ensemble et ne nous séparer qu'au petit matin tout en sachant que nous nous retrouverons le soir même...
C'est un rêve délicieux que je me languis de voir réalisé.
